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Durant toute la période de règne des régimes KAYIBANDA et HABYARIMANA (1959-1994), les Tutsi, en particulier ceux qui vivaient au Rwanda, n'ont jamais cessé d'être victimes de discrimination, de déshumanisation, d'humiliation et de massacres, jusqu'à leur extermination totale en 1994.
Nous remarquerons cependant que, malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils vivaient depuis 1959, les Tutsi n'ont jamais cessé de se défendre et de lutter contre cette politique d'oppression permanente dont ils étaient victimes.
• Rappelons-nous un peu de ces hommes et femmes Tutsi que les hutu qualifiaient d'« Inyenzi » (cafards) qui, durant les années soixante et septante, ont défié les régimes génocidaires hutu, alors en place au Rwanda.
• Pourquoi ne pas évoquer avec fierté et à haute voix, le courage et l’héroïsme de nos frères et soeurs INKOTANYI qui, entre 1990 et 1994, ont sacrifié leur vie pour sauver la nôtre ?
• Comment ne pas honorer la mémoire de notre MERE à tous, sa Majesté la reine Rosalie GICANDA pour toute sa grâce, sa bonté et sa beauté inégalable.
• Qui oubliera Charles SHAMUKIGA et ses amis qui, pour essayer de résoudre le problème de ségrégation et d’exclusion systématique des enfants Tutsi du système d’enseignement public et officiel rwandais, ont fondé à Kigali, la première école privée au Rwanda, l’APACOPE.
• Comment oublier notre grand et imminent poète Cyprien RUGAMBA ?
• Comment ne pas saluer le courage extraordinaire de ma MERE, mon PERE, mon FRERE, ma SOEUR, mon AMI ou mon VOISIN qui m’a protégé durant tout notre voyage vers la mort et qui, au lieu de supplier notre assassin lorsque celui-ci leva sa machette pour nous couper, lui cracha sur le visage en le maudissant avec tous les siens.
• Comment ne pas honorer la mémoire de toutes ces femmes et hommes tutsi qui, malgré une mort inévitable, ont résisté et combattu leurs assassins.
Comment oublier ! Comment les oublier !
Ainsi, c’est à toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés et qui ont lutté pour la cause des Tutsi que nous dédions cette page. Notre but est de les sortir de l’anonymat, de les célébrer, de leur rendre l’honneur et la dignité pour laquelle ils se sont toujours battus.
Y figurera : des notes biographiques, des photos, des notes personnelles, des souvenirs, des témoignages ; etc.
Donnons-leur un nom et un visage pour qu'ils ne périssent jamais.
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